Réforme incendie: au feu, c'est l'asphyxie

Actualité du 22 Octobre 2009

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Jacques Gobert, Président de l’Union des Villes et Communes de Wallonie, a rencontré ce jeudi la Ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom, afin de faire le point sur l’état du dossier "incendie".

La Ministre a annoncé que, lors du conclave budgétaire, elle n’avait pas obtenu l’enveloppe de 70 millions d’euros nécessaires pour enfin commencer sérieusement la mise en œuvre de la réforme. En ses lieu et place, on trouve 2, voire 3 millions récurrents.

Ainsi, le constat est accablant: plus de deux ans après la publication de la loi, la réforme incendie semble comme éteinte. Elle entre en tout cas au frigo en attendant des jours financiers meilleurs.

Pour la sécurité des citoyens et celle des hommes du feu, il est impératif de remédier aux dangers créés par cet état de fait.

On se souviendra que, aux antipodes d’une réforme mégalomane, l’UVCW a toujours demandé une réforme pragmatique qui allait à l’essentiel et s’attachait à résoudre les vrais problèmes.

Et l’essentiel, quel est-il?

  • L’amélioration de la formation de base des pompiers, ce qui implique de renforcer l’infrastructure (écoles du feu), en ce compris pour les techniques spéciales.
  • En ce qui concerne les pompiers volontaires, notamment:
    • la clarification de la base de leur rémunération (gardes, en caserne et à domicile) et, pour éviter tout contentieux inutile, la confirmation de leur régime de temps de travail, conformément aux dérogations permises par le droit européen;
    • la préservation des cumuls de professions ou situations (chômeur, employé communal, voire pompier professionnel dans un autre corps);
    • la sécurité sociale identique à celles des professionnels, notamment en cas d’accident.
  • En ce qui concerne les pompiers professionnels, la problématique des fins de carrière, notamment.
  • L’amélioration des collaborations opérationnelles entre les services d'incendie actuels afin d’arriver au service le plus efficace possible pour la population.

Il est impératif que, dans le cadre des budgets dont il dispose, le Fédéral finance ces mesures minimales nécessaires.

Les villes et communes, qui supportent 90 % des coûts des services d'incendie, rappellent au Gouvernement fédéral ses engagements.

Il y va de l’avenir d’un service essentiel à la population.

Renseignements: John Robert

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