Afin d’encourager les pouvoirs locaux à s’engager dans un programme volontariste de maîtrise énergétique à l’échelon local, le Gouvernement wallon avait décidé de soutenir leurs actions en finançant des conseillers en énergie dans les communes. Sur base d’un appel à candidatures aux "Communes énerg-éthiques" lancé en mai 2007, 95 communes ont été sélectionnées et bénéficient de l’aide de 66 conseillers en énergie.
L’aide financière aux communes consiste en l’octroi de 8 points APE par an pendant deux ans pour l’engagement du conseiller en énergie et en un subside de fonctionnement de 5.000 euros pour les deux ans (soit 2.500 euros par an). Les deux ans de points APE sont arrivés à échéance le 30 septembre 2009 dans la première commune ayant engagé un conseiller en énergie. 22 communes sont concernées par cette échéance d’ici le 31 décembre 2009 dont 8 d’ici la fin du mois d’octobre.
Comme elle l'a déjà fait avant la fin de la précédente législature, l’Union des Villes et Communes de Wallonie venait d’interpeller à ce propos André Antoine, Vice-Président et Ministre du Budget, des Finances, de l'Emploi, de la Formation et des Sports et Jean-Marc Nollet, Vice-Président et Ministre du Développement durable et de la Fonction publique.
L’Union demandait instamment que les points APE octroyés pour les conseillers en énergie soient rapidement prolongés et qu’un message clair soit transmis aux communes afin de maintenir et développer l’expertise énergétique au sein des pouvoirs locaux, et de permettre la poursuite des plans d'actions initiés par les communes afin de répondre au défi énergétique.
Le Ministre Antoine vient de répondre favorablement à la demande de l’Union. Ainsi, il vient d’annoncer l’intention du Gouvernement wallon de prolonger l’aide sur le budget Plan Marshall 2 vert. Il a également fait savoir que les communes doivent introduire leur demande de prolongation auprès de l’Administration (formulaires disponibles sur le site emploi.wallonie.be). Elles seront informées dès que les accords budgétaires seront pris.
Renseignements: Marianne Duquesne