Le 28 octobre dernier, Jacques Gobert, Président de l’Union, a enfin eu l’occasion d’exposer au législateur fédéral, en réunion commune des Commissions de l’Intérieur de la Chambre et du Sénat, la position de notre association quant à l’évaluation des 10 ans de la réforme des polices, et le constat exposé devant les parlementaires était loin d’être idyllique.
Certes, la réforme a amené un certain nombre d’éléments positifs au travail et à l’organisation policière intégrée, mais ces améliorations ont avant tout profité aux instances fédérales et aux parquets. Les autorités communales et zonales, elles, se retrouvent avec une police beaucoup plus chère et plus lourde, tandis que l’un des objectifs premiers de la réforme, à savoir le travail de quartier et la police de proximité, reste le parent pauvre de la structure.
Ainsi, les avancées de la réforme risquent fort de se réduire à peau de chagrin, si des adaptations majeures ne sont pas entreprises à court et moyen terme, prioritairement dans les domaines suivants :
Il incombe, dans les prochains mois, au travail parlementaire d’analyser en détail les causes et les effets de ces problèmes fondamentaux, et de s’atteler sans tarder à une « réforme de la réforme »…
Les documents distribués aux députés et sénateurs sont joints au présent résumé.
Renseignements: John Robert
Les 10 ans de la Réforme des polices