Il ressort d'une récente enquête Eurobaromètre réalisée par la Commission européenne que les citoyens belges, plus que les citoyens d'autres États membres de l'Union, semblent placer leur confiance en premier lieu dans leurs collectivités régionales et locales (Flandre, Wallonie et Bruxelles au niveau régional, villes et communes belges au niveau local) plutôt que dans le gouvernement national belge. 63 % des Belges interrogés affirment faire confiance au niveau régional et local, contre seulement 36 % au niveau belge. La confiance dans l'Union européenne est également élevée (61 % des citoyens belges affirment avoir confiance en l'Europe).
Par ailleurs, 66 % des citoyens du Royaume sont d'avis que les intérêts des niveaux local et régional ne sont pas suffisamment pris en considération dans le cadre de l'élaboration de la politique européenne. Il ressort toutefois que, dans leur majorité (76 %), les citoyens belges ne connaissent pas l'existence du Comité des régions, dans l'enceinte duquel siègent des responsables politiques régionaux belges qui défendent les intérêts de leur région en Europe. Tout en déclarant faire davantage confiance au niveau de gouvernance local/régional plutôt qu'au niveau belge, les citoyens interrogés estiment malgré tout que les responsables politiques nationaux sont mieux placés que leurs homologues locaux/régionaux pour défendre leurs intérêts personnels au niveau européen (38 % contre 22 %) et pour expliquer l'incidence des politiques européennes sur leur vie quotidienne (36 % contre 28 %).
Michel Lebrun, président de la délégation belge au Comité des Régions et membre du Parlement wallon estime que les autorités locales et régionales en Belgique sont davantage appréciées par les citoyens parce qu'elles pratiquent une politique la plus proche de leurs réalités quotidiennes.
Dans les États membres, ce sont les collectivités territoriales qui assurent, dans une proportion d'environ deux tiers, la mise en œuvre de la législation communautaire. Le Comité des régions est une instance consultative qui a été créée en 1994 afin que les représentants des pouvoirs locaux et régionaux puissent faire valoir leurs points de vue sur le contenu de ces textes de loi. Il tient annuellement cinq sessions plénières, au cours desquelles ses 344 membres votent sur des avis qui ont été élaborés en réaction à des propositions de réglementation.
La Commission européenne, investie du droit d'initiative pour la législation communautaire, et le Conseil des ministres, dont la responsabilité est d'en déterminer le contenu définitif, généralement en association avec le Parlement européen, sont tenus de consulter le Comité des Régions (CdR) sur tout un éventail de domaines d'action, dont l'environnement, l'emploi et le transport.
Signé en 2007, le traité de Lisbonne renforce encore le rôle du Comité des régions. À l'avenir, le Parlement européen sera tenu de le consulter sur tous les thèmes importants pour les régions et les communes. Il peut également saisir la Cour européenne de justice en cas de violation de ses droits ou bien s'il estime qu'un texte de loi de l'UE viole le principe de subsidiarité ou ne respecte pas les compétences des collectivités locales et régionales.
Plus d'informations sur le site du Comité des Régions.