L’Union des Villes et Communes de Wallonie a toujours été très attentive à ce dossier.
Dans le cadre des négociations difficiles de l’époque, on se souviendra que l’Union a obtenu, fin 2002, une enveloppe complémentaire de 40 millions d'euros. L’UVCW a également joué un rôle déterminant dans la constitution et la répartition régionale du Fonds des amendes de circulation routière (actuellement le Fonds de la sécurité routière).
Auditionnée dans le cadre des 10 ans de la réforme, l’UVCW, a eu l’occasion d’exposer sa position devant la Chambre et le Sénat, réunis pour l’occasion.
Certes, la réforme a amené un certain nombre d’éléments positifs au travail et à l’organisation policière intégrée, mais ces améliorations ont avant tout profité aux instances fédérales et aux parquets. Les autorités communales et zonales, elles, se retrouvent avec une police beaucoup plus chère et plus lourde, tandis que l’un des objectifs premiers de la réforme, à savoir le travail de quartier et la police de proximité, reste le parent pauvre de la structure.
Ainsi, les avancées de la réforme risquent fort de s’amenuiser au fil du temps, si des adaptations majeures ne sont pas entreprises à court et moyen terme, prioritairement dans les domaines suivants :
Evolution du solde à l’exercice propre des zones de police wallonnes, selon leur type

(Source : Dexia / Tableau : UVCW)
Il incombe, dans les prochains mois, au travail parlementaire d’analyser en détail les causes et les effets de ces problèmes fondamentaux, et de s’atteler sans tarder à une « réforme de la réforme »…