On appelle système d’information géographique (en abrégé SIG [1]) un logiciel qui permet de créer et d’utiliser simultanément des cartes “intelligentes” et des banques de données. Les cartes sont qualifiées d’intelligentes car, contrairement aux plans ordinaires (papier), elles peuvent contenir un nombre presque illimité d’informations, répertoriées dans des “couches” thématiques [2].
Un tel outil est extrêmement intéressant
pour la gestion communale: il facilite le travail administratif
(rigueur, rapidité, disponibilité de
l’information, …) et apporte le cas échéant
une précieuse aide à la décision.
Le témoignage de la commune de Gesves illustrera
ces atouts.
Les applications d’un SIG sont innombrables: gestion du patrimoine communal
(le parc immobilier, les concessions dans les cimetières, les biens
classés, le balisage touristique, …), des infrastructures (les
voiries, le réseau d’égout, de distribution d’eau, …),
du milieu naturel (les zones de protection, Natura 2000, …), etc.
Les articles relatifs au sous-sol minier et au tracé du TGV vous donneront un aperçu des possibilités d’utilisation de cet outil.
Les perspectives d’application restent encore considérables: l’interview du Directeur de l’aménagement urbain de Meudon (région parisienne) nous permettra d’approcher ce que sera la prochaine génération d’application des SIG.
Actuellement, l’utilisation des SIG à l’échelle locale reste relativement marginale, on estime en effet que seule une commune sur quatre est équipée d’un tel système. Les obstacles sont essentiellement le coût [3] (il n’existe pas de subside spécifique pour l’acquisition d’un SIG), la mobilisation des moyens humains (pour rester performant, le système nécessite des mises à jour régulières) et la disponibilité des informations (certains plans ne sont disponibles que pour une partie du territoire seulement). L’Union des Villes et Communes de Wallonie plaide pour que la Région aide les pouvoirs locaux à s’équiper de tels systèmes.
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