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Au fond, à quoi sert le fauchage tardif ?

Christel Termol - Novembre 2014
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L'auteur

Christel Termol Christel Termol

Conseiller expert en Environnement à l'Union des Villes et Communes de Wallonie

Le fauchage tardif doit permettre à différentes espèces végétales ou animales de trouver les meilleures conditions utiles pour leur développement et leur reproduction.

En effet, du côté des végétaux, une fauche trop hâtive va empêcher les plantes de monter en graines et sans ces graines, ces espèces disparaissent. Nous assistons alors à la banalisation de nos bords de route et à un appauvrissement de la biodiversité.

Une fauche effectuée trop tôt dans la saison va également entrainer une sérieuse perturbation au niveau des espèces animales qui trouvent dans ces bords de route non seulement un refuge les mettant à l’abri des prédateurs, un corridor permettant un déplacement moins risqué et un lieu de rencontre au moment de la reproduction. Et c’est sans compter sur l’apport de nourriture que ce genre de bord de route peut fournir à différentes espèces.

De nombreuses communes ont signé la convention « fauchage tardif » proposée par l’administration régionale. Les résultats sont sans appel. Lorsqu’une commune fauche ses bords de route après le mois de juillet et si possible même après le mois d’août et qu’en plus elle procède au ramassage du produit de fauche, la richesse faunistique et floristique est en quelques années en pleine expansion. L’exportation du produit de fauche permet en effet d’éviter d’enrichir le sol, enrichissement organique nuisant au développement de végétaux préférant les sols plus pauvres.

Au final, voici quatre conseils à retenir pour gérer correctement les bords de route dans nos communes :

  • attendre au moins le mois d’août pour procéder à la fauche (excepté évidemment les endroits liés à la sécurité publique) ;
  • exporter si possible les végétaux fauchés pour obtenir encore un meilleur résultat ;
  • veiller à ne pas faucher trop bas ce qui entame alors le sol. Si la fauche se fait au ras du sol, cela risque d’abîmer le matériel de fauche en plus de porter préjudice aux plantes que l’on souhaite justement préserver. Un sol mis à nu est plus sensible également à l’érosion en cas de forte pluie ;
  • enfin, la gestion d’un bord de route colonisé par des plantes invasives se fait sur base des règles décrites par la Cellule interdépartementale sur les Espèces invasives

Pour en savoir plus sur le fauchage tardif, consultez ces liens utiles :


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