Juillet 2001
1. L'économie d'un milliard de francs imposée
par le gouvernement aux maisons de repos et
maisons de repos et soins, est extrêmement élevée
et particulièrement injuste. Suite à une erreur
de calcul de l'autorité, ce ne sont pas moins de 1.300
.000 journées qui n'ont pas été prises
en
compte dans la détermination de l'objectif budgétaire.
Ce sont environ 3.559 résidents qui n'ont pas
été repris dans le budget de l'INAMI.
2. Comme cela s'est déjà produit en 2000, le secteur des maisons de repos va être sanctionné non pas une, ni deux mais bien trois fois.
2.1. Par le choix d'un système de " financement
par enveloppe " , en réalité d'un budget
fermé
par institution, le gouvernement impose des réductions
linéaires de financement liées à
l'institution mais qui touchent également les maisons
de repos qui hébergent des personnes
dépendantes. Ces réductions se font par l'intermédiaire
d'un pourcentage " P " qui a un
rendement annuel de l'ordre de 220 millions de francs. Le
montant réel des économies
réalisées sur le budget est en fait beaucoup
plus important, dans la mesure où, pour éviter
l'application de cette sanction individuelle, l'institution
a la possibilité de réduire le montant
sa facturation aux mutuelles, au prix d'une diminution du
montant du financement de
l'INAMI pour les soins à ses résidents.
2.2. Le gouvernement n'a pas seulement imposé un budget
fermé aux institutions à titre
individuel, il l'a prévu également au niveau
de tout le secteur. En calculant le budget à un niveau
trop bas et sur base d'une population sous-estimée,
l'autorité impose également une réduction
linéaire générale des forfaits qui sera
appliquées à toutes les maisons de repos en
ce et y compris celles qui hébergent des résidents
lourdement dépendants et celles qui ont respecté
leur budget individuel. Cette réduction ( Pourcentage
R) sera en 2001 de 12 % et réalisera une économie
de 429 millions de francs.
2.3. Dans nombre de maisons de repos séjournent encore des résidents lourdement dépendants qui ne bénéficient pas d'un hébergement en lit de maison de repos et de soins. Même à l'issue de l'opération de reconversion de 5.000 lits de maisons de repos par an en lits MRS, un nombre très important de personnes âgées lourdement dépendantes demeureront victimes d'une discrimination dans la qualité de leurs soins. Elle sont aujourd'hui 31.363. Elles seront encore au 1er janvier 2003 au minimum 26.000.
3. Dans le secteur des maisons de repos et de soins, le gouvernement
a décidé d'imposer une
économie de 324 millions de francs. Concrètement,
les forfaits MRS seront réduits linéairement
de 3,65 % à partir du 1er juillet
2001.
4. Le financement de la fonction palliative dont l'introduction
était prévue en maison de repos et
maison de repos et de soins en mai 2001 est reporté
sur le budget 2002. Ceci signifie que 205
millions promis en 2001 sont reportés en 2002.
LE SECTEUR DEMANDE AU GOUVERNEMENT :
LE GOUVERNEMENT EST BUSE EN JUILLET ET LE SECTEUR EXIGE UNE SECONDE SESSION EN SEPTEMBRE DANS LA MATIERE DU CALCUL ELEMENTAIRE
v.z.w. Verbond der Verzorgingsinstellingen
v.z.w. Coördinatie van Brusselse Instellingen voor Welzijnswerk
en Gezondheidszorg
v.z.w. Fédération des Institutions Hospitalières
de Wallonie
v.z.w. Federatie van Private Rustoorden van België
a.s.b.l. Fédération des Maisons de Repos Privées
de Belgique
a.s.b.l. Union des Villes et Communes de Wallonie - Fédération
des CPAS
v.z.w. Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten - afdeling
Maatschappelijk Welzijn
v.z.w. De Vereniging van de Stad en de Gemeenten van het Brussels
hoofdstedelijk Gewest - afdeling Maatschappelijk Welzijn