18 février 2003
A l'aube de la préparation des différents programmes politiques, l'ensemble des CPAS attirent l'attention des partis sur quatre dossiers qui ont des enjeux essentiels pour tous les citoyens:
Dans les semaines à venir, un mémorandum 2003 plus détaillé sera élaboré en vue d'attirer l'attention du nouveau gouvernement sur ces dossiers et d'autres plus spécifiques et/ou techniques.
1.1 L’accueil et l’accompagnement des personnes âgées
Vu l’évolution démographique de la population âgée, vu l’augmentation considérable du nombre des octogénaires, des personnes âgées fortement dépendantes, des personnes désorientées et vu le rôle primordial du secteur public en ce domaine, nous sommes devant de grands défis à relever aussi bien en ce qui concerne le type d’institutions à développer que leur nombre.
La facture en maison de repos et/ou de soins est difficilement supportable pour beaucoup de familles; les charges de travail et les impératifs fonctionnels sont très élevés; les institutions publiques subissent des discriminations en matière de tutelle, de marchés publics etc. (retard dans la régularisation des ACS, spécificités du secteur public non reconnues, …).
Il est primordial:
1.2 L’insertion socioprofessionnelle
Antérieurement, la mise au travail des bénéficiaires de l’aide sociale avait pour objectif de permettre aux personnes d’obtenir le bénéfice des allocations de chômage. Mais ce n’était pas sans laisser une certaine amertume aux bénéficiaires à qui les CPAS ne pouvaient offrir une perspective professionnelle concrète et durable.
Aujourd’hui, les choses ont heureusement changé et les nouvelles mesures permettent aux CPAS d’épauler davantage les personnes dans la construction d’un avenir social et professionnel.
Dans le cadre de leur mission légale d’insertion socioprofessionnelle, les centres publics d’aide sociale tentent de mettre sur pied, avec la personne, un processus structuré qui doit permettre à l’individu d’acquérir des aptitudes sociales et qualifiantes afin qu’il puisse trouver ou retrouver son autonomie et entrer sur le marché du travail.
Outre les défis à relever qui touchent à l’accompagnement et à l’encadrement visant à permettre aux personnes d’acquérir la motivation nécessaire, des qualifications, etc., les CPAS sont directement confrontés à l’état du marché du travail.
Pour les personnes fragilisées et/ou peu qualifiées, le chemin vers un emploi durable et convenable est souvent laborieux, et ce en raison notamment du fait que les emplois proposés sont rares et peu attractifs.
Comment motiver les personnes à acquérir des compétences et à prendre le chemin du travail lorsque l’incitant pour le demandeur d’emploi (quel qu’il soit) à chercher ou accepter un travail est insignifiant voire inexistant?
Si le travail est un des meilleurs facteurs d’intégration dans notre société, il faut mettre tout en œuvre pour que toute personne qui en a les capacités puisse intégrer le marché de l’emploi.
Des avancées ont été faites mais les efforts doivent être poursuivis par:
1.3 L’accueil des demandeurs d’asile
L’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers sont des compétences exclusives de l’Etat fédéral, tant sur le plan législatif qu’exécutif et judiciaire. Il n’empêche que les CPAS participent depuis de nombreuses années à l’accueil des demandeurs d’asile.
Outre l’aide sociale qu’ils leur accordent, les CPAS accueillent les demandeurs d’asile depuis 2001 dans des initiatives locales qu’ils créent, à la demande de l’Etat fédéral.
De nombreux problèmes se posent et demandent une attention particulière: jusqu’à ce jour, les CPAS sont insuffisamment associés à l’élaboration de la politique en question; le sort des mineurs d’âge étrangers non accompagnés n’est pas suffisamment pris en compte; le plan de répartition des demandeurs d’asile sur le territoire belge n’a fait l’objet d’aucune évaluation sérieuse et demeure obscure; la procédure d’asile reste trop longue même si une amélioration s’est faite pour la première phase d’accueil; les charges administratives et de personnel ne sont pas prises en compte dans les subsides; les dossiers de candidats à la régularisation ne sont pas encore tous clôturés et l’intégration des personnes régularisées reste entièrement l’affaire des pouvoirs locaux.
Les CPAS demandent donc:
1.4 La lutte contre le surendettement
Le surendettement est un des fléaux auxquels les CPAS sont confrontés quotidiennement.
L’Autorité fédérale a pris un certain nombre de mesures qui témoignent de la prise en compte croissante de cette problématique.
Les centres publics d’aide sociale jouent un rôle de plus en plus important dans le cadre de la lutte contre le surendettement, que ce soit au travers de leurs services de médiation de dettes, de l’octroi d’aides en matière de fourniture d’énergie, de la prise en charge de factures impayées, de l’appui dans la négociation de termes et délais ou de l’introduction de procédures judiciaires etc.
La lutte contre le surendettement doit être et rester une priorité.
Les CPAS entendent par ailleurs insister plus spécifiquement sur le fait qu’il y a lieu:
Claude EMONTS
Président de la Fédération des CPAS de
l'Union des Villes et Communes de Wallonie
Monica DE CONINCK
Voorzitter van de Afdeling OCMW's van de Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten
Michel COLSON
Président de la Section CPAS de l'Association de la
Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale