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Sénégal

L'Intervention spécifique Sénégal s’inscrit dans une des priorités définies par le Document sur la stratégie et réduction sur la pauvreté (DSRP - 2003) qui définit l’appui au processus de décentralisation et au développement local en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté et des disparités socio-économiques (entre plus particulièrement Dakar et le reste du pays). Les communes bruxelloises et wallonnes avec leurs partenaires sénégalais ont ainsi élaboré une logique d’intervention autour de l’appui au processus de développement local.

Quels partenaires?

Au démarrage du Programme quinquennal, l'Intervention s’appuiera au Sénégal sur les partenariats suivants:

Commune belge Commune sénégalaise

Durbuy

Yene

Gesves

Diourbel

Sambreville

Ziguinchor

Berchem-Sainte-Agathe

Grand Dakar

Anderlecht

Sam Notair

Molenbeek-Saint-Jean

Mbour

Objectifs du partenariat

L’atelier de programmation d’avril 2007 a défini l’objectif suivant: au moins 5 collectivités locales du Sénégal auront renforcé leurs capacités à planifier, à gérer et à structurer, de manière participative et concertée, le processus de développement local.

Les Résultats intermédiaires attendus à l’issue de cette Intervention spécifique sont les suivants:

1. Les collectivités locales participantes disposeront de représentants (administratifs et/ou élus) formés dans la gestion du processus de développement local. (RI 1).

Le Programme vise le renforcement des capacités des représentants communaux, d’abord pour la gestion du processus de développement local, et ensuite pour les techniques de communication (vers l’interne - voir RI 3 - et vers l’externe - voir RI 5), les levées et les collectes de fonds (voir RI 6) et enfin pour la conception, l’élaboration, la gestion, l’exécution de plans de développement locaux (RI 4).

2. Les collectivités locales disposeront de structures opérationnelles de gestion du processus du développement local ("bureau", service, plate-forme, agence), dotées de moyens techniques adéquats (RI 2).

A côté du renforcement des capacités, l’autre grande faiblesse mise en avant a trait à l’absence de structure permettant la coordination, la concertation entre les acteurs. Cette structure, qui peut s’appeler selon le contexte local "bureau", "plate-forme", "agence", etc., apparaît comme une nécessité aux yeux de tous les partenaires. Il conviendra dans le cadre de ce Programme de l’équiper pour la rendre opérationnelle (communication, etc.).

3. Les collectivités locales disposeront d’un circuit d’information interne fonctionnel (RI 3).

Les partenaires l’ont rappelé lors de l’atelier, une réelle politique de développement local ne pourra se dispenser d’une politique d’attractivité ciblée sur tous les acteurs potentiels du développement local du territoire ou en dehors de celui-ci: institutionnel, secteur privé, secteur public, etc. (voir RI 5). Une bonne communication interne permettra de responsabiliser et huiler tous les rouages nécessaires à la bonne avancée du développement local (agent/service responsable des finances, secrétaire communautaire, agent/service technique, etc.).

4. Les collectivités locales ont la capacité de formuler, exécuter, suivre et évaluer les Plans pluriannuels de développement local et élaborer les budgets, les exécuter ainsi qu'établir les comptes administratifs. (RI 4).

5. Les collectivités locales mettront en place une politique de communication efficace, ciblant tous les acteurs publics ou privés, à l’interne et l’externe de leur territoire (RI 5).

Tous les partenaires lors de l’atelier ont souligné la nécessité entre partenaires du Programme de se concerter, d’échanger sur les pratiques et les outils de développement local (RI 7). Pour capitaliser au mieux les expériences et transférer efficacement les savoir-faire, des journées d’étude ou de visite sur le terrain s’avèrent être une étape obligée (v. RI 2). A côté de ces échanges Nord-Sud et Sud-Sud, tous les partenaires soulignent la nécessité de diffuser les bonnes pratiques, lors d’un séminaire ou au travers de participation à des publications existantes auprès des autres collectivités locales.

6. Les collectivités locales disposeront de et mettront en œuvre des stratégies opérationnelles de mobilisation des ressources financières (RI 6).

Pour accompagner ce processus de développement local, la commune/communauté rurale créera les conditions à l’attractivité de son territoire, à l’échange entre les résidents (particuliers, commerçants, entrepreneurs, acteurs associatifs, etc.). En ce sens, un travail complémentaire sur la mobilisation des ressources financières de la commune s’avère nécessaire aux yeux des partenaires. Ces "nouvelles" ressources devant permettre d'investir dans les infrastructures spécifiques à la collectivité locale nécessaires au bon accomplissement du processus de développement local (achat, entretien de terrains, amélioration de la signalisation, zones de marché, etc.).

7. Les collectivités locales engagées dans le Programme se concerteront, échangeront et diffuseront les bonnes pratiques et outils en matière de développement local en collaboration avec leurs partenaires (RI 7).

 
Ce document, imprimé le 09-02-2012, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be) et est soumis au copyright.
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