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Le TEC bâtit avec vous dans vos communes

Interview de Monsieur Deconinck, Bourgmestre de Beauvechain

Avril 2004
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Marc Deconinck est Bourgmestre de Beauvechain depuis 11 ans. Il est aussi Directeur général de la SWDE.

La SRWT: Qui, dans votre commune, a en charge les problèmes de mobilité?

Marc Deconinck: La mobilité n’est pas une compétence du bourgmestre en propre. En pratique, la commune bénéficie d’un Plan communal de développement rural et, dans le cadre de cette démarche, les problèmes de mobilité ont été abordés.

Nous nous sommes aussi engagés dans l’étude d’un Plan intercommunal de mobilité aux côtés de nos voisins de Grez-Doiceau, Incourt et Chaumont-Gistoux. La phase “diagnostic” est en cours de finalisation.

D’une manière générale, les problèmes de mobilité sont débattus au sein du Conseil communal.

Votre commune a bénéficié en 2002 de la réalisation d’une gare d’autobus à Hamme-Mille. Comment les choses se sont-elles déroulées?

Notre projet initial était d’acquérir le site d’une école situé en plein centre de l’ancienne commune afin de l’assainir pour rendre l’espace au logement.

La gare d’autobus jouxtant ce site n’était plus aux standards d’aujourd’hui. J’ai donc interpellé la SRWT qui a marqué immédiatement son accord pour entamer les études nécessaires et qui nous a servis de maître d’œuvre lors des travaux.

Dans la phase des études, menée en collaboration parfaite avec la commune, le MET, gérant des voiries, a été convié à émettre ses remarques puisque la gare est établie en bordure d’une voirie qu’il gère.

La SRWT a parfaitement intégré nos exigences en matière d’espaces verts (nous sommes en milieu rural, nous ne voulions pas que la gare soit une mare de bitume), de choix de matériaux, d’égouttage et d’éclairage. Cette phase s’est étalée sur un peu moins de deux ans. Les travaux ont duré environ trois mois. Ils ont été coordonnés par la SRWT. L’essentiel de la dépense (quelque 500.000 euros) a été supporté par la SRWT, la commune prenant en charge les frais annexes, qui, à l’évidence, lui incombaient.

Aujourd’hui, la commune prend en charge les travaux (légers) d’entretien (propreté, éclairage).

Dans l’optique actuelle de la commune, nous souhaitons ajouter des dispositifs de parcage de vélos; nous étudions la possibilité d’y adjoindre des installations sanitaires accessibles aux chauffeurs du TEC et aux voyageurs et nous envisagerons de créer quelque dix emplacements de parcage à proximité, sur un terrain communal, de manière à offrir aux futurs riverains, aux commerçants existants, aux personnes qui souhaitent prendre le bus, des possibilités de parcage suffisantes.

Nous veillerons aussi aux cheminements pour piétons entre les différentes fonctions du site et nous aurons ainsi créé un véritable lien d’intermodalité qui permettra de prendre le TEC vers Leuven ou Wavre et Louvain-la-Neuve.

Cette expérience vous a permis d’amplifier vos contacts avec le TEC Brabant Wallon

En tant qu’utilisateur de la gare, le TEC Brabant Wallon a été associé à toutes les discussions et a apporté au projet son point de vue d’exploitant.

Les contacts noués à cette occasion ont déjà permis de mettre en place la desserte du hameau de l’Ecluse (+/- 250 personnes concernées) et le TEC Brabant Wallon s’est engagé à étudier la création d’une ligne de bus rapide (un nouveau Rapido) qui desservirait Hamme-Mille vers Louvain-la-Neuve .

Que pensent vos concitoyens des réalisations?

Les riverains m’ont rendu des informations très positives sur la gare de bus et son aménagement. Une gare fonctionnelle, bien éclairée (aspect sécurité), intégrée dans son environnement rural (espaces verts) plaît aux riverains et à ses utilisateurs. Ce n’est pas “un coup de poing en béton” dans un paysage rural.

Je dois d’ailleurs signaler que des consultations ont été menées avec les riverains et la CCAT dès la phase d’études; ce qui permet aux représentants de la population de suivre le projet pendant tout son parcours et nous exonère de gérer des effets NIMBY.

Densifier les espaces proches de la gare, est-ce possible? Comment éviter dans une commune rurale l’éparpillement de l’habitat?

Nous comptons en effet développer, sur des terrains communaux proches de la gare, du logement moyen (+/- 300 personnes). A 300 mètres de là, nous avons déjà développé du logement social (+/- 250 personnes). Compte tenu des commerces existants, nous cherchons à développer autour de la gare un pôle de services et d’habitat.

La politique de la commune vise à préserver son caractère rural. Pas question d’accepter n’importe quoi dans la commune, tant pour le logement que pour le commerce.

Ainsi, si un projet d’implantation implique la construction d’une nouvelle voirie, il est pratiquement certain que le projet n’aboutira pas.

De la même manière, les projets acceptés par la CCAT doivent s’inscrire harmonieusement et respecter l’environnement rural de notre commune.

Le schéma de structure et le règlement communal d’urbanisme en cours de finalisation nous aideront également à respecter notre ligne de conduite.


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