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Mis en ligne le 2 Octobre 2026

Consultée par la Ministre de l'Enfance, Valérie Lescrenier, sur l'éventuelle application du régime des flexi-jobs aux secteurs de la petite enfance et de l'accueil temps libre (ATL) relevant des pouvoirs locaux, l'Union a réaffirmé, par un courrier du 10 septembre 2026, son soutien au maintien de l'ouverture du dispositif, qu'elle assortit de garanties et d'une exigence d'évaluation.

Si l'Union a salué la démarche de co-construction engagée par la Ministre, elle a néanmoins souligné que le délai particulièrement court qui lui était imparti ne permettait pas de mener une analyse approfondie et exhaustive des besoins des pouvoirs locaux. Sa réponse s'appuie dès lors sur l'avis transmis en juin, fondé sur les remontées de terrain relayées et validées par les mandataires locaux qui composent son conseil d'administration.

Un levier face aux difficultés de recrutement

Le recours aux flexi-jobs dans l'ATL rejoint les attentes des pouvoirs locaux, qui peinent à recruter dans un secteur dont l'attractivité est freinée par les horaires coupés ou à temps partiel ainsi que par une rémunération peu attractive, et qui connaît par ailleurs un taux d'absentéisme élevé. Le dispositif permettrait de répondre à des besoins qui fluctuent au rythme du calendrier scolaire, tout en favorisant la diversification des profils grâce à l'apport de travailleurs issus d'autres domaines d'activité.

Son extension à l'ensemble de la petite enfance pourrait, de même, apporter une réponse partielle aux difficultés structurelles des opérateurs, confrontés à la pénurie de main-d'œuvre, à la pression croissante sur les équipes et à la nécessité d'assurer aux familles une continuité de service.

Des garanties indispensables

L'Union insiste toutefois pour que cette ouverture, si elle peut utilement soutenir les métiers de support comme le personnel d'entretien ou de cuisine et les chauffeurs, s'opère sans préjudice de la qualification minimale du personnel d'encadrement, garant de la sécurité et du bien-être des enfants. Elle rappelle également que les flexi-jobs ne sauraient constituer une réponse structurelle à la crise que traversent les secteurs de l'enfance, lesquels doivent bénéficier de moyens budgétaires suffisants et durables, d'autant que les pouvoirs locaux en sont les principaux organisateurs.

Une évaluation pour ajuster le dispositif

L'Union demande enfin que la mise en œuvre du dispositif fasse l'objet d'une évaluation portant, d'une part, sur ses effets réels en matière d'emploi, notamment sur la question de savoir s'il complète les emplois existants ou s'y substitue, et, d'autre part, sur son impact organisationnel au sein des services publics concernés. La possibilité de revoir annuellement les conditions d'application permettrait ainsi, si des effets indésirables venaient à être constatés, de resserrer l'accès au dispositif afin de concilier flexibilité et préservation des équilibres du secteur.

Auteur Conseiller(e)(s) / personne(s) de contact
Jeunesse/petite enfance : Louise Dalla Valle - Ariane Michel
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Date de mise en ligne
2 Octobre 2026

Contact presse
Nicolas Bonomi

Type de contenu

Matière(s)

Jeunesse/petite enfance
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