Le moustique tigre en Wallonie : Surveillance et prévention !
Comme chaque été, le retour des températures élevées s’accompagne de la présence des moustiques. Parmi eux, le moustique tigre suscite une attention particulière en raison de son comportement agressif et de sa capacité à transmettre certaines maladies.
Ce moustique n’est pas encore implanté sur l’ensemble du territoire mais sa propagation s’intensifie. En 2025, le nombre de communes dans lesquelles le moustique a été observé a fortement augmenté ce qui rend sa surveillance particulièrement importante.
Comment reconnaître le moustique tigre ?
Le moustique tigre, nom scientifique Aedes albopictus, est une espèce invasive originaire des régions tropicales. Il se reconnaît facilement grâce à ses rayures noires et blanches présentes sur son corps et ses pattes. Il est également plus petit que le moustique commun, mesurant environ 4 à 5 millimètres contre 5 à 7 millimètres pour les espèces les plus fréquentes dans nos régions.
Quels risques représente-t-il ?
Le moustique tigre est capable de transmettre certains virus comme le zika, la dengue ou le chikungunya. En Belgique, le risque de transmission reste actuellement très faible, mais la situation nécessite néanmoins une vigilance constante afin d’éviter son implantation durable.
Pourquoi sa surveillance est-elle essentielle ?
La détection précoce du moustique tigre permet aux autorités sanitaires de réagir rapidement et de mettre en place les mesures nécessaires pour limiter sa propagation. Elle contribue également à empêcher son installation durable sur notre territoire.
La vigilance collective pour prévenir sa prolifération !
Le moustique tigre pond ses œufs dans de très petites quantités d’eau stagnante, souvent en milieu urbain ou résidentiel. Quelques millimètres d’eau suffisent à son développement. En revanche, les eaux en mouvement comme celles des fontaines ou des ruisseaux ne présentent pas de risque.
Afin de limiter sa prolifération, il est important de vider régulièrement, au moins tous les cinq jours, les récipients susceptibles de contenir de l’eau comme les coupelles, les seaux, les arrosoirs ou les jouets laissés à l’extérieur. Lorsqu’ils ne sont pas utilisés, ces objets doivent être retournés ou rangés afin d’éviter toute accumulation d’eau.
Il est également recommandé de tendre correctement les bâches afin d’empêcher la formation de poches d’eau, de couvrir les citernes, tonneaux ou piscines hors d’usage avec un couvercle ou une moustiquaire, et de nettoyer régulièrement les gouttières et les systèmes d’évacuation d’eau pour éviter toute stagnation.
La surveillance tant par les collectivités que par les citoyens est essentielle pour limiter l’implantation de ce piqueur indésirable. L’identifier rapidement permet de prendre les mesures nécessaires pour freiner sa propagation.
Des supports d’information sont mis à disposition, notamment un triptyque explicatif et une affiche destinée aux bâtiments communaux. Ces documents peuvent être commandés via le site https://ediwall.wallonie.be.
Si un moustique suspect est observé, il est recommandé de le photographier et de le signaler sur le site www.surveillancemoustiques.be/signalement.
Le rôle des communes
Les communes jouent un rôle essentiel dans la prévention. Elles peuvent sensibiliser les habitants grâce à des campagnes d’information, des bulletins communaux ou les réseaux sociaux. Elles peuvent également mettre en place des actions concrètes telles que le nettoyage des espaces publics, la suppression des eaux stagnantes ou encore le contrôle de zones sensibles comme les cimetières, les aires de jeux ou certaines installations en milieu forestier.
Besoin d’aide ?
Pour toute information complémentaire, il est possible de contacter la Direction de la Surveillance des Maladies Infectieuses de l’AVIQ au 071/33.77.77 ou par e-mail à l’adresse surveillance.sante@aviq.be.
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