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A chaque ville, à chaque commune, ses hirondelles…

Mis en ligne le 10 Mars 2008

De tous les oiseaux qui fréquentent nos villes et nos villages, l’hirondelle figure parmi les plus attachants. Tout à la fois familière et sauvage, elle partage avec la cigogne une bonne place au hit parade des oiseaux les plus populaires. Communément associée à la douceur du printemps, la croyance populaire lui prête de porter bonheur à celui qui respecte son nid.

Cet oiseau emblématique constitue ainsi un formidable vecteur d’éducation à la protection de la nature.

Dans cet article, nous proposons aux villes et communes de Wallonie de mettre en place des campagnes simples mais efficaces pour assurer la protection de ces sympathiques oiseaux.
Pour que vivent nos hirondelles…

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Photo 1: hirondelles de fenêtre rassemblées sur des fils téléphoniques (Michel Fautsch)

 

Les différentes espèces d’hirondelles de chez nous

Les hirondelles sont des oiseaux insectivores, spécialisés pour la capture des insectes en plein vol. Afin de leur permettre cet exercice périlleux, l'évolution les a dotées d'une silhouette taillée pour le vol rapide, agile et précis: un corps fin, de longues ailes étroites et une queue bien caractéristique qui leur permet d’effectuer des manœuvres étonnantes.

Au repos, les hirondelles ont l'habitude de se percher. C'est ainsi que nous pouvons les observer posées sur les fils électriques, les corniches des toits ou même sur des branches mortes.

Nos hirondelles sont aussi de fameux migrateurs: toutes quittent l'Europe à la fin de l’été pour passer la mauvaise saison dans des régions aux températures plus clémentes, au sud du Sahara, certaines même jusqu'en Afrique du Sud.

Notre pays héberge chaque été trois espèces d’hirondelles. Nous les décrivons rapidement ici ainsi que leur lointain cousin, le martinet:

L’Hirondelle rustique

L'hirondelle rustique (Hirundorustica) est également connue sous le nom d'hirondelle de cheminée.

C’est la plus familière et la plus commune de nos hirondelles. C'est également un oiseau très répandu au niveau mondial: sa population totale est estimée à 190 millions d'oiseaux. De couleur noire bleutée et portant une tache rousse sur la gorge, elle est surtout reconnue à sa longue queue fourchue. Elle niche à l’intérieur des bâtiments, généralement dans une étable ou une écurie. C’est une campagnarde par excellence.

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Photo 2: Hirondelle rustique (Hervé Pâques)

 

L’hirondelle de rivage

L'hirondelle de rivage (Riparia riparia) fréquente le bord des rivières et les carrières de sable. Elle niche dans un terrier qu’elle creuse elle-même dans une paroi de sable.  Par sa silhouette, elle ressemble à l'hirondelle de fenêtre. Elle s'en distingue cependant aisément par sa couleur brune, l'absence de tache blanche sur le croupion et un léger collier brun.

Discrète, sauf aux abords de sa colonie, c’est la moins connue de nos hirondelles.
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Photo 3: Hirondelle de rivage (Jules Fouarge)

 

L’hirondelle de fenêtre

Légèrement plus petite que sa cousine rustique, l'hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) a le dos noir et le ventre blanc. Elle possède une queue fourchue assez courte. Elle se reconnaît surtout à la tache blanche de son croupion. L'hirondelle de fenêtre se pose rarement au sol. Mais lorsqu'elle s'y décide, c’est généralement afin de récolter de la boue pour construire son nid. C'est alors l'occasion d'observer ses courtes pattes, étrangement recouvertes de duvet blanc. Elle est probablement la plus élégante de nos hirondelles. Et c’est certainement la plus citadine. L’opération "hirondelles" que nous vous proposons d’animer s’adresse entièrement à cette dernière.

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Photo 4: Hirondelle de fenêtre (Jean-Marie Poncelet)

 

Le martinet noir

Pour être tout à fait complet, nous citerons le martinet noir (Apus apus) qui n’est pas une hirondelle mais dont l’allure et le mode de vie sont fort similaires. Nombreux sont d’ailleurs les citadins à confondre martinets et hirondelles.

Il s’en distingue par sa livrée entièrement sombre et surtout des ailes démesurées par rapport à son petit corps en forme de cigare. Le martinet est souvent abondant dans le centre des grandes villes qu’il anime de ses cris stridents et par ses acrobaties aériennes, effectuées en véritables escadrilles. Il niche assez haut, dans l’anfractuosité d’un bâtiment. Son séjour dans nos contrées est particulièrement court. Il ne reste que le temps d’élever sa nichée. Arrivé chez nous début mai, il repart dès la fin juillet, pour l’Afrique centrale.

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Photo 4-bis: Volée de martinets noirs (Jules Fouarge)

 

Comme nous l’avons dit plus haut, cet article est entièrement consacré à la protection des hirondelles de fenêtre. Etendons-nous donc un peu plus longuement sur les caractéristiques de cette dernière.

La vie privée de l’hirondelle de fenêtre

Les hirondelles de fenêtre font en général deux nichées par an, de 3 à 5 œufs. La couvée est incubée par les deux parents pendant 14 à 16 jours et les poussins, qui naissent plus ou moins en même temps, sont nourris par les deux membres du couple. La femelle doit cependant rester au nid durant toute la première semaine pour réchauffer les jeunes, encore incapables de maintenir leur température corporelle. Comme ces oiseaux sont totalement dépendants des populations d'insectes volants pour se nourrir, une longue période de mauvais temps peut être fatale pour les nichées. Les jeunes quittent le nid après 22-23 jours, plus tard lors d’étés froids et humides. Ils retournent cependant encore régulièrement au nid, durant quelques jours pour y dormir et être nourris par les parents.

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Photo 5: nid et œufs d’hirondelles de fenêtre  (Charles Carels)

A l’origine, l’hirondelle de fenêtre se reproduisait sur les falaises rocheuses. Leur présence devait donc être très limitée dans nos régions. A une époque indéterminée, elles ont commencé à adopter les "falaises artificielles" que sont les façades des bâtiments construits par les hommes. Cette adaptation leur a permis d'augmenter de façon importante leur aire de répartition. Les nids sont généralement accrochés sous une corniche, un balcon ou dans le coin d'une fenêtre. Les hirondelles ont tout intérêt à arriver rapidement sur leur lieu de nidification pour se réapproprier leur ancien nid, car bâtir un nouveau nid leur prendra souvent plusieurs semaines.
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Photo 6: Nid d’hirondelle de fenêtre (Michel Fautsch)

Cette proximité avec l'homme est malheureusement source de grands problèmes: les fientes des jeunes hirondelles, jugées salissantes, ne sont pas toujours très appréciées par le propriétaire humain des lieux. Et parfois, celui-ci solutionne le problème… en détruisant les nids. Voilà une manière bien radicale - et d’ailleurs totalement illégale - de résoudre un conflit de cohabitation. La pose d’une planchette sous le nid résout pourtant facilement le problème des salissures tout en respectant ces oiseaux de plus en plus menacés.

La destruction des nids semble d’ailleurs être la principale cause de disparition de ces oiseaux dans certaines régions de Belgique. Certains de nos villages sont d’ailleurs déjà totalement désertés par ces gracieux volatiles.

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Photo 7: Planchette anti-crottes (Franck Hidvegi)

L'hirondelle de fenêtre est un oiseau aussi passionnant que mystérieux. Pourquoi niche-t-elle dans certains quartiers ou certains villages mais pas dans d'autres qui semblent pourtant convenir? A qui prend la peine de l’observer, l’hirondelle offre tout l’été un merveilleux spectacle: ses petits cris égaient le quartier et ses acrobaties aériennes devant les nids impressionnent les observateurs…

 

Un migrateur au long cours

Comme ses cousines, l’hirondelle de fenêtre est un fabuleux migrateur. Quelques-unes nous quittent dès la fin du mois d’août, mais la plupart sont encore présentes en septembre. Les dernières abandonnent leur colonie début octobre après avoir élevé leur dernière nichée.

Commence alors une longue attente pour l’ami des hirondelles. L’hiver nous paraît bien long. Où sont-elles donc passées? Où hivernent-elles exactement?

Si on connaît depuis longtemps les zones d'hivernage des hirondelles rustiques, celles des hirondelles de fenêtre restent un profond secret! On sait qu’elles hivernent quelque part en Afrique, au sud du Sahara, mais sans beaucoup plus de précision.

Toutes celles qui auront survécu à ces éprouvants voyages nous reviendront en avril ou mai (parfois encore en juin), au plus grand bonheur des personnes qui accueillent des nids sur leur façade. Le baguage scientifique a démontré une grande fidélité aux sites de nidification: les hirondelles reviennent sans hésiter dans leur propre nid après plus de six mois d’absence. La petite histoire ne dit pas de quel type de GPS elles sont équipées…

 

Les menaces

De multiples dangers guettent les hirondelles tout au long de leur voyage. Les traversées de la Méditerranée et du Sahara sont des épreuves terribles qui coûtent chaque année la vie à un très grand nombre d’hirondelles.
A ce niveau-là, nous ne pouvons guère les aider.
Un autre danger,  plus sournois encore, les guette dès leur retour sous nos cieux: les insecticides.  Il faut en effet savoir que les hirondelles se nourrissent uniquement de petits insectes volants (mouchettes, moustiques et pucerons). L’utilisation massive de pesticides les prive donc de nourriture ou les empoisonnent même parfois directement. Lutter écologiquement contre les pucerons de son jardin, en évitant les insecticides, est déjà une manière très efficace de protéger les hirondelles.

Pour pallier une mortalité importante, les hirondelles doivent s’assurer chaque été une abondante descendance. La destruction des nids par des gens mal informés leur porte donc un coup fatal: elles s’exténuent à essayer de reconstruire un nid sans parvenir à élever les jeunes qui assureront la relève.

C’est là que toutes les communes peuvent intervenir efficacement: en assurant la protection des lieux de nidification existants et en en aménageant de nouveaux.

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Photo 8: Hirondelles ramassant de la boue pour construire leur nid (Bruno Marchal)

 

Le sort des hirondelles est entre les mains des villes et communes

Informer la population est déjà une manière très efficace de débuter une action en faveur des hirondelles. Un article publié au début du printemps dans le journal communal suscitera à coup sûr beaucoup d’intérêt. Une meilleure connaissance de ces oiseaux est un premier pas pour transformer ce qui était peut-être une source de tracas  en un motif d’intérêt et bientôt, certainement, en une source de fierté et d’émerveillement.

Et pourquoi ne pas organiser un petit recensement des nids d’hirondelles dans la commune? Les résultats de cette enquête permettront de localiser les quartiers où il vous faudra agir.

 

Les planchettes de protection

Il faut ensuite inciter les personnes qui accueillent des hirondelles sur leur façade à préserver les nids. Si les petites crottes sont jugées gênantes, il faut conseiller la pose de petites planchettes "anti-crottes". Le placement de ces efficaces protections n’est cependant pas toujours aisé, ni même dénué de danger. Les hirondelles nichent en effet souvent assez haut. Ici aussi, les communes peuvent intervenir en faisant placer ces planchettes par leur service technique. Idéalement, la commune organisera aussi  le nettoyage de ces planchettes au début de chaque automne.

 

De la boue en suffisance

Les hirondelles ont besoin de boue pour maçonner leur nid. En cas de sécheresse prolongée au printemps, la construction des nids peut être fortement retardée, voire totalement empêchée. Dans les quartiers fortement urbanisés, la situation est souvent plus délicate encore: les chemins de terre ont disparu et la boue est quasi introuvable.
La solution, c’est d’installer un "bac à boue": un simple cadre en bois de 3 à 4 mètres carrés, recouvert d’une bâche imperméable sur laquelle on mélangera de la terre argileuse et de l’eau. On veillera à l’installer dans un endroit bien dégagé (pour éviter la prédation par les chats). Il faudra aussi ne pas oublier de l’humidifier régulièrement.

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Photo 9: Hirondelle au bord d’une flaque de boue (Jean-Marie Poncelet)

 

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Photo 10: Bac à boue spécialement conçu pour les hirondelles (Vincent Bulteau)

 

Une solution très efficace: les nids artificiels

Les communes peuvent aussi proposer et placer des nichoirs spécialement conçus  pour les hirondelles de fenêtre. Ils sont particulièrement conseillés dans les villes et villages où la boue fait défaut, ce qui empêche les hirondelles de construire des nids solides. Ceux-ci seront idéalement placés aux abords immédiats de nids naturels existants, chez des particuliers volontaires ou, mieux encore, sur des bâtiments publics qui répondent à des critères bien précis: espace bien dégagé devant la façade, débordement important du toit, nids placés à minimum 4 mètres de hauteur.

Les nids artificiels seront très utiles là où ne subsistent que quelques couples d’hirondelles, souvent au cœur des villes et villages. Ils attireront aussi les hirondelles de passage. Celles-ci pourront y élever en toute sécurité deux belles nichées, sans craindre la chute de leur nid… et puis reviendront l’année suivante.
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Photo 11: placement de nids artificiels sur un bâtiment public (Charles Carels)
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Photo 12: les grands moyens pour placer des nids sur une école (Anne Weiserbs)
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Photo 12 bis: ce nid artificiel fait le bonheur d’une famille d’hirondelles de fenêtre (Pierre Deneve)

 

Notre objectif: au moins une grosse colonie d’hirondelles dans chaque village.

La préservation ou la constitution d’une grande colonie dans chaque ville ou village est le meilleur gage de survie des hirondelles à l’échelon local. Une telle colonie servira de réservoir d’où les hirondelles pourront recoloniser d’autres bâtiments aux alentours. Celle-ci sera idéalement installée sur un bâtiment public (école, caserne, église, administration) situé à proximité de nids naturels existants.

Plus ambitieux encore: de nombreuses villes allemandes se sont équipées de très intéressantes "maisons pour hirondelles" (Schwalbenhaus), perchées sur un mas de 5 à 6 mètres de haut. De telles constructions peuvent accueillir jusqu’à 50 ou 60 nids. Placées dans un parc public, elles deviennent rapidement une véritable attraction pour les promeneurs.

Votre commune sera-t-elle la première à se doter d’une telle "Maison à hirondelles" en Wallonie?   

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Photo 13: Maison à hirondelles au Grand Duché de Luxembourg (inconnu)

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Photo 14: Maison à hirondelles au Grand Duché de Luxembourg – détail (inconnu)

 

Un projet passionnant pour de nombreux habitants

Pour accroître l’impact didactique d’une action en faveur des hirondelles, on pensera à y associer les écoles: les hirondelles constituent un merveilleux sujet d’étude du milieu et leur protection, un projet d’école passionnant. Idéalement, les associations locales de protection de l’environnement seront aussi parties prenantes du projet.

De telles actions ne sont pas très coûteuses pour une commune.  Elles  mobilisent surtout l’énergie et le volontarisme de l'éco-conseiller et quelques heures de travail de la part du service technique.

Elles suscitent par contre beaucoup d’enthousiasme parmi la population. Attirer l’attention sur les hirondelles a souvent des effets étonnants. Les habitants se retrouvent sur leur pas de porte lors des belles soirées d’été. Ensemble ils observent le ballet aérien des hirondelles. Des conversations s’ébauchent, des liens se créent, des amitiés se nouent…

Les hirondelles rapprochent ainsi des voisins qui sans cela ne se seraient jamais parlé…
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Photo 15: Hirondelle nourrissant ses jeunes ( Jean-Marie Poncelet)

 

Le GT Hirondelles d’Aves-Natagora

Un groupe d’amoureux des hirondelles s’est donné pour objectif de leur venir en aide partout en Belgique francophone. C’est le "Groupe de Travail  Hirondelles – GTH" d’Aves-Natagora. Il  est à votre disposition pour vous aider à mettre sur pied une "opération hirondelles" dans votre commune. Il peut vous fournir des conseils efficaces basés sur plus de 10 ans d’expérience au service des hirondelles.

Il vous suffit de le contacter en envoyant un email à: hirondelles@aves.be

Des infos supplémentaires peuvent également être trouvées sur les sites: www.aves.be/hirondelles
ou 
www.hirondelle.oiseaux.net

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Photo 16: Séance publique de baguage organisée par le GTH (Brigitte Lecoq)

 

Toutes les "bonnes pratiques" pour protéger les hirondelles.

Toutes ces actions qui peuvent être menées au niveau communal sont largement décrites sur le site internet de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie (www.uvcw.be, rubrique "Bonnes pratiques"). 

Le plan d’une "maison à hirondelles" du type développé en Allemagne vous sera envoyé gratuitement sur simple demande à l’adresse mail: hirondelles@aves.be

 

L’avenir des hirondelles dépend de vous …

De nombreuses espèces d’oiseaux de nos régions sont menacées. Face à cette situation, nous nous sentons bien désarmés. Comment les aider? Cela semble souvent au-dessus de nos moyens….

Par contre, pour sauvegarder les hirondelles, il existe des mesures pratiques, peu coûteuses et très efficaces qui peuvent être facilement mises en œuvre dans les villes et villages. La survie de nos hirondelles dépend en grande partie des actions qui seront organisées au niveau communal.

Le sort de nos hirondelles est donc entre vos mains…


Case story 1: Watermael-Boitsfort.

Alors que les hirondelles disparaissaient de la plupart des communes bruxelloises, la pose de nichoirs, a permis de sauver in extremis les deux dernières colonies de Watermael-Boitsfort. De moins de 10 couples, la population est passée aujourd’hui à plus de 42. Cette opération est un exemple de bonne coopération entre l’association locale de protection de la nature (la COWB) et la commune qui a aidé pratiquement à la pose des nichoirs.

La plus importante des colonies de Watermael-Boitsfort est logée sous les corniches d’une école communale… pour le plus grand plaisir des enfants et des enseignants !
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Photo 17: jeunes hirondelles au nid à Boitsfort (Guy Nys)

 

Case story 2: Wezembeek-Oppem.

Lancée en 2005, une enquête publique, relayée par le journal communal, a révélé que seuls 6 couples d’hirondelles subsistaient dans cette commune "à facilités" de la périphérie bruxelloise.

La pose de nids artificiels, financés et placés par la commune, juste à côté d’un nid naturel a permis de faire passer ce nombre à 10 en 2007. Suite à ce premier succès, la commune s’est engagée à poser des nids supplémentaires avant le retour des hirondelles au printemps 2008.
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Photo 18: pose de nids à Wezembeek-Oppem (Anne-Catherine Heuse)


Case story 3: Beauvechain.
Dans le cadre de l'opération "Zwaluwen zonder grenzen / hirondelles sans frontières" financée par le Fonds Prince Philippe et prolongée par le PCDN, des nids artificiels ont été placés chez différents habitants et même sur la maison communale de cette commune du Brabant wallon. Les hirondelles locales n’y sont pas restées insensibles et les ont vite adoptés. Le succès fut rapide: dès l’été 2005, 3 nids étaient occupés. Suite à ce constat, d’autres nids ont été placés et la colonie est passée à 17 nids en 2006. Pour faire face à cette crise du logement, les colonies de l'entité ont dû encore être renforcées en 2007. Et ce n’est pas fini: de nombreux nouveaux nids seront encore installés dans les prochains mois. La commune de Beauvechain a également publié une petite brochure expliquant aux habitants comment préserver les hirondelles.
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Photo 19: hirondelles de fenêtre reconnaissantes pour tous les soins qu’on leur prodigue à Beauvechain…  (Jean-Marie Poncelet)

L'auteur

Charles Carels

Aves-Natagora, Groupe de travail Hirondelles

Date de mise en ligne
10 Mars 2008

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