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Surdensité de grand gibier: l’avis de l’UVCW

Mis en ligne le 30 Mars 2012

Le Conseil d’administration de l’Union des Villes et Communes de Wallonie s’est penché sur la question des impacts liés à la surdensité de grand gibier. Il s’est prononcé auprès de Carlo Di Antonio, Ministre des Travaux publics, de l'Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, sur un certain nombre de mesures indispensables pour envisager un retour à l’équilibre entre les fonctions agro-sylvicoles, la biodiversité et la pratique de l’activité cynégétique.

En effet, l’équilibre agro-sylvo-cynégétique des forêts wallonnes est mis à mal par la surdensité de grand gibier. Cette situation a des impacts importants sur la production forestière, sur la biodiversité, et potentiellement sur la sécurité et la santé publiques. Ce déséquilibre a par ailleurs un impact sur les finances communales, notamment à terme, en ce qu’il malmène la certification forestière PEFC et la production sylvicole.

L’Union des Villes et Communes de Wallonie plaide ainsi pour une action à l’échelle wallonne, en travaillant tant sur la densité de gibier que sur la localisation de celui-ci. En outre, un plan de réduction des populations de sangliers et de cerfs (là où ils sont en surnombre) doit être établi, sur une durée de cinq ans par exemple et faire l’objet chaque année d’une évaluation.

Des mesures structurelles doivent être prises pour s’assurer de l’accomplissement de ce plan de réduction (possibilités complémentaires de chasse en battue, souplesse des consignes de tirs quant aux paramètres physiques, plan de réduction drastique pour le sanglier notamment, …). Dans le cas contraire, des actions complémentaires devront être programmées pour y pallier, que cela soit dans un premier temps au sein du territoire concerné ou par les territoires voisins dans un second temps, le cas échéant.

Quant au nourrissage dissuasif, celui-ci est actuellement interdit dans les forêts domaniales de même que dans une commune forestière sur trois. L’Union demande à ce que le nourrissage dissuasif soit recadré dans sa fonction première et ne soit plus autorisé toute l’année, ni en tout lieu. A terme, une fois les effets de ce recadrage engrangés et cumulés avec ceux d’un retour à un niveau de population supportable par le milieu, la pratique du nourrissage ne devrait quasi plus être nécessaire. L’Union souhaite, à propos de cette thématique, être proactive en participant à la définition des modalités de mise en œuvre concrète de ces modifications de la pratique du nourrissage.

Le lecteur trouvera en annexe de cette actualité l’avis complet rendu par le Conseil d’administration de l’UVCW en date du 13 mars 2012.

L'auteur

Christel Termol

Conseiller à l'Union des Villes et Communes de Wallonie

Diplômée de l'Université de Liège en Sciences zoologiques et en Sciences de l'environnement, elle exerce la fonction de conseillère expert au sein du Département Développement territorial de l'Union des Villes et Communes de Wallonie. Les matières relevant de sa compétence sont la nature, le zéro-phyto, la forêt et la chasse.

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Date de mise en ligne

30 Mars 2012

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