Ce document, imprimé le 12-04-2021, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be).
Les textes, illustrations, données, bases de données, logiciels, noms, appellations commerciales et noms de domaines, marques et logos sont protégés par des droits de propriété intellectuelles.
Plus d'informations à l'adresse www.uvcw.be/info/politique-confidentialite

Trois millions pour aider la forêt wallonne à se relever après les scolytes !

Mis en ligne le 19 Octobre 2020

Sur proposition de la Ministre Tellier, le Gouvernement wallon propose un budget de 3 millions pour permettre de relancer la production de bois en Wallonie. Les propriétaires publics peuvent faire appel à la moitié de cette aide sous forme d’un droit de tirage.

Cette aide financière devrait permettre aux propriétaires de replanter mais elle poursuit un double objectif puisque la replantation devra se faire dans un objectif de diversification forestière pour une meilleure résistance future aux changements climatiques. Triple objectif en fait puisque le montant maximum de l’aide demandera d’intégrer davantage la biodiversité dans les plantations.

La ministre de la forêt s’est basée sur des études récentes pour imposer une régénération avec un mélange d’espèces adaptées au changement climatique (résineux, feuillus indigènes, feuillus exotiques). Ces études ont démontré que les peuplements d’essences et d’âges variés sont plus résistants face aux ravageurs et aux épisodes de sécheresse que nous subissons de plus en plus fréquemment.

L’aide pour les pouvoirs publics est prévue sous la forme d’un droit de tirage dont le montant va de 2.000 euros à 51.500 euros selon la superficie forestière de la propriété et le volume d’épicéas scolytés (calculé d’avril 2018 à septembre 2020).

Le soutien financier s’organise en trois tranches cumulatives :

-        un montant de base (2000€/ha) pour une régénération constituée d’au moins 3 espèces adaptées au changement climatique.

-        un montant  complémentaire (500€/ha) est possible quand la régénération est constituée d’au moins 50 % d’espèces à haut potentiel biologique (comme le chêne indigène, le saule, le bouleau, abris précieux pour les insectes ou les oiseaux). 

-        un montant supplémentaire (500€/ha) pourra encore venir s’ajouter moyennant la mise en œuvre de mesures destinées à renforcer la biodiversité et la préservation des ressources en eau (creusement de mares, recréation de lisières, etc.).  

Le DNF travaillera avec les communes et les CPAS afin de proposer les plans de régénération les mieux adaptés à chaque situation

Nous vous communiquerons les détails techniques de ce droit tirage dès qu’ils seront diffusés.

L'auteur

Christel Termol

Conseiller à l'Union des Villes et Communes de Wallonie

Diplômée de l'Université de Liège en Sciences zoologiques et en Sciences de l'environnement, elle exerce la fonction de conseillère expert au sein du Département Développement territorial de l'Union des Villes et Communes de Wallonie. Les matières relevant de sa compétence sont la nature, le zéro-phyto, la forêt et la chasse.

Lire aussi

Date de mise en ligne

19 Octobre 2020

Type de contenu

Matière(s)

>